Paracétamol : attention au surdosage

Le paracétamol est prescrit et utilisé en première intention en cas de douleurs et de fièvre chez l’adulte ou les enfants. Il est aujourd’hui présent dans plus de 200 spécialités, seuls ou en association avec une autre molécule active. Malheureusement, en cas de surdosage, celui-ci peut entrainer une hépatite (destruction du foie) aiguë grave pouvant entrainer la mort. En Août 2018, l’Agence Nationale de Santé du Médicament (ANSM) lance une consultation publique pour sensibiliser les patients et les professionnels de santé sur les dangers d’un surdosage en paracétamol. Ce 09 Juillet dernier, l’ANSM publie les résultats de cette consultation.

 

Quel est le résultat de la consultation publique de l’ANSM ?

Ils étaient près de 2300 personnes (particuliers et professionnels de santé en grande partie) à participer à cette consultation. Ces travaux ont confirmé la nécessité d’informer au mieux le patient c’est pourquoi l’ANSM demande aux laboratoires de faire figurer un message clair et concis sur les boites contenant du paracétamol.

Un pour les boites ne contenant que du paracétamol qui indique : « dépasser la dose peut détruire le foie », et un autre pour les boites contenant du paracétamol en association avec une autre molécule indiquant « ne pas prendre un autre médicament contenant du paracétamol ».

 

Que faut-il savoir sur le dosage et durée de traitement du paracétamol ?

Il est recommandé comme pour tous les antidouleurs de prendre la dose la plus faible et le moins longtemps possible. Il faut respecter les 6 heures entre chaque prise, pour les adultes il ne faut pas dépasser les 4000mg (4g) par jour et pour les enfants se sera en fonction de leur âge et de leur poids sans dépasser 15mg par kilo par prise et maximum 4 prises par jour. Attention avec les personnes pesant moins de 50kg, souffrant d’insuffisance hépatique légère à modérée, d’insuffisance rénale ou encore d’alcoolisme chronique. Pour toutes hésitations ou questions, référer-vous à votre médecin ou votre pharmacien.

Dr Elodie Duquenne